Clic..Clac..!!!

Lundi 30 janvier 2006
 Prévisions pour les jours à venir, moyennes mensuelles et meilleures périodes.
En gros trois saisons spécifiques : l'hiver, l'été et la période des moussons (pluies). Hormis dans l'Himalaya, l'hiver ou la saison sèche (novembre-début mars) est une bonne saison de voyage avec une chaleur supportable sur l'ensemble du pays; il peut même faire froid la nuit dans l'ouest du pays. Par contre en été (fin mars-mai) la chaleur devient accablante dans toute l'Inde en dessous d'une certaine altitude.
Quant à la mousson, elle arrive par l'Ouest en principe fin mai et dure jusqu'à fin septembre (à l'Ouest) ou fin octobre (à l'Est) arrosant de façon variable l'ensemble du pays, moins une partie du Sud-est où les pluies sont plus tardives. En période de mousson la température baisse, le taux d'humidité augmente et les pluies peuvent être diluviennes. Sur la côte Est/Nord-est (Golfe du Bengale) cette période peut être accompagnée de cyclones lors des mois d'automne. De façon générale, l'époque de la mousson n'est pas la meilleure pour voyager.
Pour ce qui est de l'Himalaya, peu concerné par la mousson, les saisons ressemblent d'une certaine façon à celles des zones montagneuses européennes avec une bonne période pour le voyage comprise entre mai et fin septembre.

. A prévoir
Des vêtements légers et un plus chaud pour les soirées dans certaines régions ou si l'on compte monter un peu en altitude; également de quoi se protéger de la pluie. Pour l'Himalya et les treks, prévoir bien sûr l'équipement adéquate. Enfin, les temples se visitant déchaussé, il est préférable d'avoir une paire de chaussures faciles à enlever pour l'occasion.

par Elisabeth et Sylvie publié dans : l'INDE en deux mots
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Mardi 10 janvier 2006

Peu connue, l'existence du Bouddha, qui vécut du milieu du VIe siècle à environ 470 avant J.-C., en Inde du Nord, est restée entourée de légendes. Communément appelé Sakyamuni («le Sage du clan des Sakya»), il était né dans la petite tribu des Sakya et appartenait à la lignée des Gautama. Selon la tradition, il naît dans une famille noble de la principauté de Kapilavastu, sur les confins indo-népalais. Le nouveau-né fut déposé sur un lotus par une divinité. Sa mère, la reine Maya, qui mourut sept jours après la naissance de son fils, l'aurait conçu par son flanc droit après avoir rêvé qu'un éléphant blanc à six défenses lui perçait le sein. Goûtant aux plaisirs terrestres et au luxe raffiné, le jeune prince reçut de son père, une éducation guerrière. Il se maria à seize ans et engendra un fils.

À trente ans, il partit pour vivre sept années dans l'errance et l'ascèse, abandonnant famille et vie fastueuse, après avoir croisé un vieillard, un cadavre, un infirme et un ermite – quatre visions qui le plongèrent dans une profonde réflexion sur la destinée humaine. Il prit brusquement conscience des maux essentiels de l'humanité: la vieillesse, la mort, la maladie et la pauvreté. Cherchant à se détacher de ce monde d'affliction, Gautama décida alors de vivre en ermite et d'apprendre à jeûner «comme un insecte durant la mauvaise saison». Il songa à trouver ses maîtres spirituels parmi les brahmanes, mais ni ces moines arrogants ni l'hindouisme perpétuant l'injustice du système des castes ne lui apportèrent l'apaisement spirituel auquel il aspirait.

Ayant compris qu'une existence de macération ne vaut guère mieux qu'une vie de plaisir, il eut soudain, lors d'une méditation sous un figuier, l'illumination de la connaissance libératrice. À travers la vision de la totalité de l'univers il avait atteint la bodhi, l'éveil à la connaissance suprême. Dorénavant, il sera appelé Bouddha : «l'Éveillé». (On lui donnera également bien d'autres titres, particulièrement celui de Siddartha, qui veut dire «Celui qui a atteint son but».)

Au sortir de cette révélation, le Bouddha prit conscience qu'il existe une «Voie moyenne» entre la vaine jouissance de la vie et le renoncement amer. Cet éveil lui apporta la révélation du cycle des réincarnations et de sa causalité cruelle, mais aussi le moyen d'y échapper. La doctrine philosophique qu'il élabora par la suite repose sur quatre «nobles vérités», qui portent sur l'universalité de la souffrance, son origine, son anéantissement et le chemin spirituel pour y parvenir.

Craignant que les hommes, prisonniers de leurs passions et marqués par leur soif de vivre, ne se montrent indifférents à sa découverte, le Bouddha hésita longtemps avant de partir prêcher et de renoncer à la libération totale que lui offrait son anéantissement suprême dans le nirvana. Son premier sermon, à Bénarès, lui valut la conversion de cinq moines.

Dès lors, il s'attira de nombreux adeptes, grâce à sa philosophie exposée au hasard de ses pérégrinations, à la conduite de vie et à la sérénité de ses fidèles. À quatre-vingts ans, le Bouddha, qui avait converti des gens du peuple, mais également des souverains, s'éteignit. Ses restes, incinérés, furent disputés par ses fidèles qui les enchâssèrent sous des reliquaires, les stupas.


par Elisabeth et Sylvie publié dans : l'INDE en deux mots
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Mardi 10 janvier 2006

La médecine ayurvédique, ou ayurveda, a toujours fait partie de la culture de l'Inde. Les premières notions d'ayurveda remonte à 3000 ans avant J.C. et sont mentionnées dans les Vedas.
Ayurveda signifie "connaissance de la vie" en sanskrit. Les médecins qui la pratiquent sont appelés les vaidyas.

 

 

L'ayurveda repose sur le principe d'équilibre entre le corps et l'esprit, et entre les différentes humeurs qui composent un être humain.
Le corps est ainsi constitué de 3 éléments principaux : les dathus, les malas et les doshas.

 

 

Les dathus gouvernent la formation des cellules du corps. Il y en a 7 : rasa (plasma sanguin), rakta (cellules sanguines), mansa (muscles), ashti (os), meda (graisse), majja (moëlle) et shukra (gamètes). L'équilibre entre les dathus assure une bonne santé.

 

 

Les malas sont les déchets produits par le corps. Leur élimination naturelle est donc indispensable. Il y a trois catégories de malas : l'urine, la sueur et les selles. L'ayurveda considère qu'une mauvaise évacuation d'un ou plusieurs de ces fluides entraîne la maladie.

 

 

Les doshas se rapportent à la physiologie du corps. Il y en a 3 : vata, pitta et kapha. Le vata (vent) concerne tout ce qui a un rapport avec le mouvement des fluides corporels (souffle, urine, selles, aliments...). Le pitta (bile) concerne tous les processus physico-chimiques (digestion, perception des sens...). Le kapha (flegme) concerne l'hydratation du corps.
Le concept de dosha est assez complexe puisque chaque individu naît avec une certaine proportion de vata, pitta et kapha. C'est la prakruti. C'est l'étude de la prakruti du patient qui aidera le vaidya à faire le diagnostic. De plus, un individu développera "préférentiellement" des maladies liées à sa prakruti.
À chaque dosha est rattaché un certain nombre d'adjectifs caractérisent ainsi la constitution et le caractère d'un individu. Par exemple :
vata = froid, léger, sensible, enthousiaste...
pitta = chaud, huileux, concentré, courageux...
kapha = froids, lourd, lent, détendu...

 

 

A ces caractéristiques physiques se rajoutent des attributs mentaux. On en compte 3 : satva, rajas et tamas. Comme pour les doshas, différents adjectifs se rapportent à chacun d'eux.
satva = pureté, amour...
rajas = agressivité, pouvoir...
tamas = lenteur, ignorance, égoïsme...

 

 

Le traitement des maladies se fait par un rééquilibrage des énergies physiques et psychiques. Les médicaments de la médecine ayurvédique sont fabriqués à partir de plantes et de minéraux. De plus, le vaidya peut guider le malade vers un style de vie plus en accord avec sa prakruti. Pour établir un diagnostic, il palpe le malade, regarde sa langue, observe sa pigmentation cutanée, prend son pouls, prélèves ses urines, etc... Il y a quatre grands types de traitement : le shodan (désintoxication), le shaman (équilibrage), le rasayana (rajeunissement) et le satvajaya (hygiène mentale).

 

 

La médecine ayurvédique est officiellement enseignée en Inde et s'étend dans le monde entier et en occident en particulier où cette forme de médecine naturelle connaît un regain d'intérêt.

 

 

 

 

 

par Elisabeth et Sylvie publié dans : l'INDE en deux mots
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Mardi 10 janvier 2006

De toutes les surprises que l'Inde réserve aux touristes, celle de la vache sacrée est sans doute la plus connue et la plus amusante. Quoi de plus curieux pour un occidental que de voir ces vaches déambuler librement dans les rues, insensibles aux embouteillages qu'elles provoquent parfois.

 

On peut alors légitimement se demander pourquoi, dans un pays aussi pauvre, dont certaines régions sont encore victimes de famine, la vache n'est pas exploitée pour sa viande comme dans les riches pays industrialisés. Pourquoi le culte de la vache, commun à toutes les civilisations de l'antiquité notamment méditerranéennes (Apis chez les Égyptiens, le Minotaure et Io chez les Grecs), a-t-il perduré en Inde ? Pour les hindous, elle symbolise la vie, elle est celle que Krishna protège. Dans les campagnes la vache est considérée comme un membre de la famille et la naissance d'un veau est fêtée comme celle d'un enfant.

 

C'est cette question que Marvin Harris, un anthropologue américain, se posa dans les années 70. Il cherchait à montrer à travers divers exemples que les croyances et les traditions religieuses servaient souvent un but pratique. Il pensait que c'était les conditions matérielles de la vie quotidienne qui avaient un grand impact sur l'idéologie et non l'inverse. Il étudia donc cette curieuse tradition de la vache sacrée en Inde.

 

Harris remarqua que les bœufs étaient essentiels à l'agriculture indienne, qu'ils étaient le principal moyen de trait et de transport dans les campagnes. Il s'aperçut alors que le nombre de bœufs en Inde était largement inférieur à celui nécessaire pour satisfaire la demande. Le bœuf est donc un bien précieux. Pour un paysan indien, un bœuf malade est une catastrophe. Il devra soit en racheter un, soit en louer un autre, donc emprunter de l'argent et s'endetter. De nombreux paysans indiens ont été obligés de quitter leur campagne car ruinés ou incapables d'acheter un autre bœuf. De plus, un bœuf ne se fabrique pas à la demande comme un tracteur, il faut une vache pour lui donner naissance. Le propriétaire d'une vache possède donc le moyen de "fabriquer" et de vendre des bœufs. Les vaches indiennes sont très résistantes et elles se contentent de peu de nourriture. Elles mangent peu de végétaux réservés à l'homme, elles mangent surtout des déchets impropres à la consommation humaine. Il n'y a donc pas de concurrence entre vaches et hommes.

 

En occident les trois-quarts des terres cultivables sont utilisés pour la seule production de nourriture pour bétail. Si l'Inde appliquait la même politique, la part des terres cultivables réservées à la nourriture humaine se réduirait de telle sorte que le pays ne pourrait plus s'alimenter comme il le fait actuellement.

 

L'Inde est encore un pays en voie de développement en ce qui concerne l'agriculture. Elle n'a pas les moyens de développer une agriculture mécanisée qui serait d'ailleurs incompatible avec l'agriculture de type familial qui fait vivre quantité de personnes. L'utilisation d'engrais chimiques est donc très peu répandue. Les paysans utilisent donc des engrais naturels dont la bouse de vache fournie gratuitement et facilement utilisable. De plus, une fois séchée, la bouse sert de combustible pour le foyer familial. Sur les 700 millions de tonnes de fumier produites annuellement, la moitié est utilisée comme engrais, l'autre moitié comme combustible.

 

Diluée dans une grande quantité d'eau, la bouse est également étalée sur les sols. En séchant, cette pâte forme un revêtement qui protège de la poussière et de la chaleur. Le ramassage de la bouse est confié aux basses castes et fait vivre bon nombre de personnes.

 

Les vaches, même mortes, servent encore puisque certaines castes utilisent leur peau pour en faire des objets en cuir. Quand elles meurent de cause naturelle, les vaches sont mangées par certains membres des basses castes. La tradition du culte de la vache assure donc que la viande arrivera dans l'assiette des plus pauvres et des plus affamés. Ce culte protège également les paysans de la tentation de tuer ou vendre leur bétail pendant les périodes de disette, car ce sacrifice leur permettrait certes de se sortir d'une mauvaise passe mais il ne leur permettrait plus de cultiver la terre ensuite.

 

À la lecture des études de Harris, certains économistes ont préconisé la réduction du nombre de vaches afin d'améliorer la productivité de lait et de bouse des meilleurs éléments. Le nombre diminuerait mais sans faire chuter la production. Mais pour garder les meilleurs éléments du bétail, il faut sacrifier les autres or les moins bonnes vaches appartiennent aux plus pauvres. Ceux-ci seraient alors obligés d'aller dans les grandes villes déjà surpeuplées pour chercher du travail.

 

Harris a donc démontré que l'amour de la vache n'est pas seulement spirituel mais qu'il s'inscrit dans une démarche matérielle logique. L'Inde utilise bien plus efficacement ses bovins que les pays industrialisés qui gaspillent une quantité d'énergie considérable. La valeur calorique de ce que consomme une vache occidentale est bien supérieure à la valeur calorique de sa viande.
L'Inde consommera peut-être un jour de la viande de vache mais actuellement, en dehors de toute considération religieuse, cette consommation serait sans effet bénéfique sur l'économie indienne. Le culte de la vache reflète donc sa réelle importance en tant que ressource.

 

 

 

 

 

par Elisabeth et Sylvie publié dans : l'INDE en deux mots
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Lundi 9 janvier 2006

C'est l'épouse de Vishnu, elle est la déesse de la beauté, de la fortune et de la prospérité. Elle a quatre mains qui représentent la vertu. Des pièces d'or s'écoulent de l'une d'entre elles pendant qu'elle bénit les fidèles de l'autre.

 

Elle n'a pas d'attributs particuliers. Elle n'est pas armée. Couronnée, elle porte un sari rouge et est assise sur un lotus. Elle est entourée par deux éléphants blancs, symboles de chance.

 

Elle est elle-même vénérée par de nombreux dieux, dont Ganesh.

 

 

 

par Elisabeth et Sylvie publié dans : l'INDE en deux mots
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